Tu vois, on est là, tous là.
Mais ton rendez-vous, là, c'est pas le top :
T'as foiré ton planning...
Ce n'était pas prévu que tu nous plantes là,
hébétés, ne sachant pa si c'est vraiment la réalité.
Un tourbillon noir nous emporte, mais on
ne sais pas où, on ne maitrise plus rien.
Un trou, un vide, une larme... et toi qui
n'es plus là...
Jipé, j'ai de la colère dans mon coeur :
Qu'est-ce qui t'as pris de nous quitter comme ça ?
Cela ne se fait pas, ce n'est pas juste !
Tu aimais la vie, mordais dedans à pleines
dents et te délectais à en goûter
ses plaisirs quotidiens : du jus d'orange frais, pressé chaque matin à ta petite tribu,
aux soirées bien vivantes et animées avec tes potes.
Dis, maintenant, qui va faire découvrir
aux filles la Polynésie et les Seychelles en bateau ?
C'était avec toi qu'elles devaient le faire...
Tu étais un électron libre et ravi de l'être.
Un atome un peu fou, mais chaleureux qui naviguait dans notre monde
grace à sa boussole personnelle :
- sa famille
- ses copains
- le bateau
- et le badminton...
Tu as voulu faire un dernier exploit et nous prouver que
bien qu'ayant 50 pijes bien tassées,
ton revers était toujours aussi efficace...
Et tu t'es envolé dans le sillafe évanescent de ton volant.
Un volant qui est parti loin, bien trop loin de nous...
Il y a ces petits riens qui jalonnent
le temps et qui manquent déja : les bisous moustachus,
la sieste du dimanche après midi,
les mots du coeur qui ne se lisent qu'au fond des yeux et nous aident à avancer...
"Ha, putain, comme on t'aimait,
Comme on t'aime,
Salut, Mecton,
Ca y est, c'est pour de bon.
C'était ta chanson..."
Mais là, c'est sûr, t'as pas tout bon.


